Les conseils de votre caviste

Comment boire du vin ?

Nul n’a besoin d’être un expert pour aimer le vin.Toutefois, certaines recommandations permettent de l’apprécier pleinement.

Un vin se regarde

Prenons d’abord plaisir à admirer le vin dans son verre; notons l’éclat des couleurs, ses réactions à la lumière. Les passionnés ont l’habitude de juger la couleur du vin en se plaçant devant un fond blanc. On remarque ainsi si la robe du vin est sombre ou pâle.

Un vin se hume

N’hésitons pas à plonger généreusement le nez dans un verre de vin. En développant son odorat, on devient capable d’associer des arômes à la senteur du vin. Bien sûr il ne sert à rien d’essayer si votre voisin fume une cigarette, si votre voisine porte un parfum exagéré ou si le plat dans votre assiette dégage de puissants arômes. Humer le vin, c’est se préparer à le bien déguster.

Un vin se goûte

Toujours à petites gorgées attentives. Chacune révèle, aux réactions de la langue, du palais, de la gorge, une nouvelle finesse, une nouvelle force, une nouvelle nuance de bouquet. Prenons en bouche une petite gorgée de vin, pinçons la lèvre, aspirons un peu d’air à l’aide de la langue et transportons le vin dans les différentes parties de la bouche. En effet, différents territoires de la langue sont spécialisés pour reconnaître certaines sensations: le côté sucré est reconnu par la pointe de la langue, l’acidité par les bords latéraux, l’amertume par l’arrière de la langue. En faisant circuler le vin pendant quelques secondes, vous laissez à votre cerveaux le temps d’analyser les différentes sensations reçues. La première sensation est le goût sucré, la seconde l’acidité et enfin la troisième est l’amertume.
Un vin se discute

Quand le verre a quitté vos lèvres, mais que l’âme du vin continue à glisser en vous. On doit rendre grâce au magicien qui l’a fait, à la terre qui l’a porté. Car on aime à parler de choses émouvantes, on aime à s’exalter. Quoi de meilleur que de sentir son enthousiasme partagé, quoi de plus passionnant que de confronter les jugements.

Mais on oublie jamais que :

« Ceux qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger »